Le gouvernorat de Tataouine, créé le 2 mars 1981, est l'un des 24 gouvernorats de la Tunisie. Il est situé dans le sud-est du pays à la frontière avec l'Algérie et la Libye. Avec une superficie de 38 889 km²[1], le gouvernorat de Tataouine est le plus grand gouvernorat de Tunisie. Il abrite en 2009 une population de 145 100[2] habitants. Son chef-lieu est Tataouine.
Situé à 500 kilomètres de la capitale, il est limité par les gouvernorats de Kébili, de Gabès, de Médenine au nord, par la Libye à l'est et par l'Algérie à l'ouest.
La température moyenne y est de 22 °C et la pluviométrie annuelle varie entre 88 et 157 millimètres[1].
Administrativement, le gouvernorat est découpé en sept délégations, cinq municipalités, cinq conseils ruraux et 64 imadas[1]. Remada est la plus grande des délégations de Tunisie en termes de superficie.
| Délégation |
Population en 2004
(habitants) |
| Bir Lahmar |
9 270 |
| Dhehiba |
3 971 |
| Ghomrassen |
18 335 |
| Remada |
9 977 |
| Smâr |
13 826 |
| Tataouine Nord |
54 362 |
| Tataouine Sud |
33 783 |
Economiquement :
L'économie de la région est fondée sur l'agriculture. En effet, doté d'une importante superficie agricole (200 000 hectares), la région est dominée par les oliviers, les légumineuses, les primeurs et l'asperge qui est destiné à l'exportation ainsi que la production de viande rouge et de lait.
Le secteur industriel est en voie de développement. Le gouvernorat compte 15 entreprises industrielles opérant essentiellement dans les industries des matériaux de construction et de l'agroalimentaire ainsi que trois entreprises industrielles étrangères ou à capital mixte à la cité 7 Novembre qui s'étend sur 8,5 hectares. Une nouvelle zone industrielle d'une superficie de vingt hectares est programmée.
La zone désertique au sud du gouvernorat compte de nombreux champs pétrolifères : le plus ancien, El Borma, a été développé à partir de 1965. Suite à des découvertes récentes dans la région de Oued Zar, la région connaît une forte activité de prospection pétrolière. Le développement de nouveaux champs vient en partie compenser l'épuisement des réserves des gisements les plus anciens : le champ d'El-Borma, qui produisait 4 millions de barils par an en 1970 n'en produit plus que 600 000[4]. Ces dernières années, la région connaît un développement remarquable du tourisme saharien et ce grâce à l'existence de sites géologiques, des ksours sahariens, des villages berbères ainsi que des oasis qui font le charme et la spécificité du Sahara tunisien.
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