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Tunisie
 
HISTORIQUE TUNISIE
 
1881

12 mai

La Tunisie sous protectorat français

En avril 1881, les troupes françaises y pénètrent sans résistance majeure et parviennent à occuper Tunis en trois semaines, sans combattre. Le 12 mai 1881, le protectorat est officialisé lorsque Sadok Bey signe forcé, sous peine de mort, le traiter du Bardo au palais de Ksar Saïd. Ce qui n’empêche pas, quelques mois plus tard, les troupes françaises de faire face à des révoltes rapidement étouffées dans les régions de Kairouan et Sfax. Le régime du protectorat est renforcé par les conventions de la Marsa du 8 juin 1883 qui accordent à la France le droit d’intervenir dans la politique étrangère, la défense et les affaires internes de la Tunisie. La France représente dès lors la Tunisie sur la scène internationale, et ne tarde pas à abuser de ses droits et prérogatives de protecteur pour exploiter le pays comme une colonie, en contraignant le bey à abandonner la quasi-totalité de ses pouvoirs au résident général.
Le gouvernement français et le bey (souverain) de Tunis signent un traité au palais de Kassar Saïd, près du Bardo, dans la banlieue de Tunis. La Tunisie, sous la tutelle franco-italo-britannique depuis la crise financière de 1867, reconnaît alors le protectorat français. Dès le mois d'avril, les troupes françaises avaient envahi le territoire, sous prétexte que des Kroumirs franchissaient la frontière algérienne. Face à l'invasion, le bey de Tunis, Sadok bey, a fini par céder. Par ce protectorat, la France espère protéger ses positions en Algérie.

1934

2 février

La naissance du Néo-Destour

Après avoir fustigé le régime du protectorat dans des journaux comme La Voix du Tunisien et L’Étendard tunisien, l’avocat Habib Bourguiba fonde en 1932, avec Tahar Sfar, Mahmoud El Materi et Bahr Guiga, le journal L'Action Tunisienne, qui, outre l’indépendance, prône la laïcité. Cette position originale conduit le 2 mars 1934, lors du congrès de Ksar Hellal, à la scission du parti en deux branches, l’une islamisante qui conserve le nom Destour, et l’autre moderniste et laïque, le Néo-Destour, une formation politique moderne, structurée sur les modèles des partis socialistes et communistes européens, et déterminée à conquérir le pouvoir pour transformer la sociét. Après l’échec des négociations engagées par le gouvernement Blum, des incidents sanglants éclatent en 1937 et les émeutes d’avril 1938 sont sévèrement réprimées
Habib Bourguiba fonde le Néo-Destour. Il est né d’une scissiondu Destour, mouvement nationaliste mis en place en 1920. Plus radical, il s’appuie sur un système démocratique tourné vers l’Occident. Le groupe sera vite confronté aux réactions françaises.Bourguiba sera arrêté et déporté.

1954

31 juillet

Mendès France prononce un discours à Carthage

Le développement de la répression, accompagnée de l’apparition du contre-terrorisme, incite les nationalistes à prendre plus spécifiquement pour cibles les colons, les fermes, les entreprises françaises et les structures gouvernementales. C’est pourquoi les années 1953 et 1954 sont marquées par la multiplication des attaques contre le système colonial. En réponse, près de 70 000 soldats français sont mobilisés pour arrêter les guérillas des groupes tunisiens dans les campagnes. Cette situation difficile est apaisée par la reconnaissance de l’autonomie interne de la Tunisie, concédée par Pierre Mendès France le 31 juillet 1954. C’est finalement le 3 juin 1955 que les conventions franco-tunisiennes sont signées entre le Premier ministre tunisien Tahar Ben Ammar et son homologue français Edgar Faure. En dépit de l’opposition de Salah Ben Youssef, qui sera exclu du parti, les conventions sont approuvées par le congrès du Néo-Destour tenu à Sfax le 15 novembre de la même année.
Les émeutes nationalistes et les attentats ravagent le pays depuis plusieurs années. Afin d’apaiser les tensions, Pierre Mendès-France, alors président du Conseil français, prononce un discours retentissant à Carthage. Il propose d’instaurer dans le pays une autonomie interne. Il met ainsi un terme aux manifestations et à la violence. Plusieurs accords seront signés entre le ministre tunisien Tahar ben Hammar et Edgar Faure, concrétisant cette annonce.

1956

20 mars

Indépendance de la Tunisie

Après de nouvelles négociations, la France finit par reconnaître « solennellement l’indépendance de la Tunisie » le 20 Mars 1956, tout en conservant la base militaire de Bizerte.
La France reconnaît l'indépendance de la Tunisie 18 jours après avoir reconnu celle du Maroc. Le traité du Bardo signé en 1881 qui établissait le protectorat français dans le pays est abrogé. La signature du protocole d'indépendance ne s'est pas faite sans heurts : deux colons français ont été assassinés et les attentats se sont multipliés. Après les élections d'avril 1956, Habib Bourguiba devient chef du gouvernement. Il proclamera la République tunisienne en juillet 1957 et en deviendra le premier président.

1956

13 août

Décret du Code du statut personnel

Le Code du statut personnel, à tendance progressiste, est proclamé le 13 août et, le 25 juillet 1957, la monarchie est abolie, la Tunisie devenant une république dont Bourguiba est élu président le 8 novembre 1959.
Bourguiba instaure le Code du statut personnel. Ce dernier abolit la polygamie et améliore la position de la femme au sein de la société et de son foyer. Le divorce judiciaire est mis en place et le mariage interdit aux jeunes filles de moins de 17 ans avec le consentement obligatoire de la mère. Il met ainsi en place l’égalité entre homme et femme, renforcée par des mesures établies en 1987.

1956

12 novembre

La Tunisie intègre les Nations Unies

La nouvelle Constitution tunisienne vient d’être adoptée par l’Assemblée. Le peuple tunisien détient désormais les pouvoirs législatifs. La Tunisie entre alors au sein des Nations Unies, scellant encore plus concrètement l’indépendance du pays.

1957

25 juillet

La République de Tunisie est proclamée

Au lendemain de la fin du protectorat français, la monarchie des beys est abolie et la République établie. Bourguiba devient alors le premier président de la Tunisie et conservera le pouvoir jusqu’en 1987. Ses premiers objectifs consisteront à libérer son pays de toute présence française, ce qui engendrera de nombreux conflits, parfois sanglants, entre les deux états.

1958

8 février

Bombardement de Sakhiet Sidi Youssef

Le 8 février 1958, en pleine guerre d'Algérie, des avions de l’armée française franchissent la frontière algéro-tunisienne et bombardent le village tunisien de Sakhiet Sidi Youssef. En 1961, dans un contexte d’achèvement prévisible de la guerre, la Tunisie revendique la rétrocession de la base de Bizerte: la crise qui suit fait près d’un millier de morts, essentiellement tunisiens, et la France finit, le 15 octobre 1963, par rétrocéder la base à l’État tunisien.
En fin de matinée, onze bombardiers B 25 et six chasseurs français bombardent le village tunisien de Sakhiet Sidi Youssef à la frontière algéro-tunisienne. Le village est détruit, 62 civils sont tués et 130 personnes blessées. Au même moment, un convoi de la Croix-Rouge arrivait à Sakhiet pour y livrer des vivres. Plusieurs véhicules sont touchés. La communauté internationale est indignée. Le président tunisien Habib Bourguiba exige le retraites troupes françaises de son pays. Le bombardement de Sakhiet Sidi Youssef est opéré en guise de représailles car, vers 9 heures du matin, un avion de reconnaissance française a été touché par l'ALN (Armée de Libération Nationale) algérienne.

1961

19 juillet

Les Tunisiens assiègent Bizerte

En 1961, dans un contexte d’achèvement prévisible de la guerre, la Tunisie revendique la rétrocession de la base de Bizerte : la crise qui suit fait près d’un millier de morts, essentiellement tunisiens, et la France finit, le 15 octobre 1963 par rétrocéder la base à l’État tunisien.
Les troupes tunisiennes envahissent la base navale de Bizerte, occupée par les Français. La réplique française, deux jours plus tard, sera particulièrement violente, faisant plus d’un millier de victimes. Sous la pression des Nations Unies, les deux camps cesseront le feu et entameront des discussions plus pacifiques. Ce n’est qu’en octobre 1963 que la France se décidera à évacuer la base.

1975

mars

Bourguiba président à vie

Après la condamnation à une lourde peine de prison de Ben Salah, rendu responsable de l’échec de la politique des coopératives, viennent l’épuration de l’aile libérale du PSD animée par Ahmed Mestiri puis la proclamation de Bourguiba comme président à vie en 1975. C’est dans ces conditions, marquées par un léger desserrement de l’étau du PSD sous le gouvernement d’Hédi Nuira, que l’UGTT gagne en autonomie tandis que naît en 1977 la Ligue tunisienne des droits de l'homme
L’Assemblée nationale décide de nommer Habib Bourguiba président à vie. Chacun s’accorde à considérer ce dernier comme le véritable fondateur de la Tunisie moderne. C’est ainsi qu’exceptionnellement, le président est autorisé à conserver le pouvoir jusqu’à sa mort. Il sera malgré tout exclu de la vie politique en 1987 par Ben Ali en raison, semble-t-il, de problèmes mentaux.

1978

26 janvier

Émeutes violemment réprimées en Tunisie

Le coup de force du «Jeudi Noir » contre l’UGTT en Janvier 1978 puis l’attaque contre la ville minière de Gafsa, en janvier 1980, ne suffisent pas à museler la société civile émergente.
Le Premier ministre tunisien, Heidi Nuira, s’efforce depuis quelques années d’appliquer une politique plus libérale. L’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) s’oppose dès lors au Néo-Destour, parti unique de Bourguiba. Il organise une grève générale qui se termine très vite en émeute. Le gouvernement réplique par la violence, faisant plusieurs dizaines de victimes. Afin d’apaiser les tensions, le président Bourguiba autorisera le pluralisme politique quelques années plus tard.

1983

29 décembre

« Émeutes du pain » en Tunisie

En décembre 1983, la nouvelle déstabilisation de l’UGTT et l’arrestation de son dirigeant Habib Achour contribuent à accélérer la chute du président vieillissant. La situation favorise la montée de l’islamisme et le long règne de Bourguiba s’achève dans une lutte contre l’islamisme menée par Zine el-Abidine Ben Ali, nommé ministre de l’Intérieur puis Premier ministre en octobre 1987.
Afin de rétablir une situation économique stable et solide, le président Bourguiba mit en place une forte augmentation des denrées alimentaires de base. Suite à cette décision, des émeutes ont lieu dans le pays, et notamment à Sfax et à Tunis. Plus de 70 tunisiens perdront la vie. L’état d’urgence sera décrété et Bourguiba sera contraint d’annuler les hausses établies.

1987

7 novembreBen ali

Destitution de Bourguiba
Le 7 novembre 1987, Ben Ali dépose le président pour sénilité, action accueillie favorablement par une large fraction du monde politique. Élu le 2 avril 1989 avec 99,27 % des voix, le nouveau président réussit à relancer l’économie alors que, sur le plan de la sécurité, le régime s’enorgueillit d’avoir épargné au pays les convulsions islamistes qui ensanglantent l’Algérie
Le président à vie de la république tunisienne et déposé par le Premier, le général Zine Ben Ali. Le Coup d'Etat non-violent fait suite à un rapport de médecins stipulant "l'incapacité physique et mentale du Combattant suprême. " A 84 ans Habib Bourguiba est contraint de quitter le pouvoir, Ben Ali devient quant à lui le nouvel homme fort de la Tunisie.

1989

2 avril

Zine Ben Ali à la présidence

Jusqu’alors Premier ministre, Zine Ben Ali est élu président de la République à la suite d’élections présidentielles et législatives. Afin d’apaiser les tensions soulevées par les mouvements islamistes, il avait autorisé ces derniers à s’y présenter. Il mènera ainsi quelques temps une politique démocratique et libérale mais préférera, dès 1990, un retour à la répression, notamment contre ces mêmes mouvements islamistes. Ben Ali sera réélu en 1999, puis en 2004.

2000

6 avril

Décès de Bourguiba

L’ancien président de la République tunisienne Habib Bourguiba décède à l’âge de 96 ans. Il sera inhumé deux jours plus tard à Monastir. Ses obsèques suscitent une certaine indignation tunisienne et internationale. On reproche en effet au gouvernement d’avoir déprécié la cérémonie.

2002

26 mai

Zine Ben Ali fait modifier la Constitution

Le président de la République tunisienne fait adopter une modification de la Constitution. Cette dernière permet désormais aux candidats présidentiels de se présenter jusqu’à l’âge de 75 ans et n’admet plus aucune limite du nombre de mandat. Sans cette réforme, le président ne peut envisager une réélection, qui sera d’ailleurs effective en 2004.

2009

25 Octobre
Le 25 octobre 2009, le président Ben Ali est réélu pour un cinquième mandat consécutif avec 89,62 % des voix, passant pour la première fois sous la barre des 90 %. La campagne est marquée par une visibilité accrue de son épouse Leila. L'un des gendres du couple, Mohamed Sakhr El Materi, est élu député à cette occasion.

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