Ce sont des habitations creusées dans la montagne, dans les flancs de vastes puits, habituellement circulaires, de 5 à 10 mètres de profondeur et de 8 à 15 mètres de diamètre. Le fond du puits constitue la cour de l'habitation. Dans cette région soumise à de très fortes canicules, plusieurs mois par an, cet aménagement particulier de l'habitat permet de faire pénétrer la lumière dans les pièces souterraines tout en y maintenant de la fraîcheur au plus chaud de l'été. Bien que la température intérieure de ces habitations ne soit pas constante durant toute l'année, comme dans une grotte, les amplitudes thermiques entre l'hiver et l'été y sont assez réduites : une quinzaine de degrés en janvier et 23 à 25 degrés en juillet. On y trouve tout le nécessaire : salon, chambres, cuisine et salle d'eau. D'autres pièces servent de remises, de silos à grains ou de bergerie pour les chèvres. Depuis le niveau naturel du sol extérieur, on descend généralement dans la cour directement au moyen d'un étroit escalier aménagé à flanc de paroi ou éventuellement d'une échelle appuyée contre cette dernière. On peut aussi pénétrer dans la cour par un couloir souterrain horizontal qui s'amorce un peu en aval dans le flanc de la montagne (car la majorité de ces maisonssont aménagées sur des terrains pentus).
Certaines maisons sont assez élaborées avec une succession de cours intérieures auxquelles on accède par des couloirs souterrains partant des logis ou de la cour principale, deux niveaux de pièces superposées, tunnel d'accès en pente douce s'amorçant à partir du rebord supérieur du puits, etc...
Il existe en France un type d'habitat troglodytique fort similaire dans la région de Doué-la-Fontaine où les caves demeurantes - c'est ainsi qu'on appelle ces logements souterrains - sont creusées dans les parois de carrières de falun (variété de tuffeau) creusées à ciel ouvert et de forme généralement rectangulaire.
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