La Tunisie est peuplée dès la préhistoire. Des traces de présence humaine sont découvertes dans les couches profondes du paléolithique. Les premiers habitants de la Tunisie sont des tribus berbères.
Les Phéniciens s'installent sur sa côte et fondent des colonies dès le Xe siècle av. J.-C.. Au VIe siècle av. J.-C., Carthage grandit en puissance, mais est conquise par Rome (IIe siècle av. J.-C.). La région devient alors l'un de ses greniers. Elle est conquise par les Vandales (Ve siècle) puis par les Byzantins (VIe siècle).
Au VIIe siècle, elle est conquise par les arabo-musulmans qui fondent la ville de Kairouan. Les dynasties musulmanes se succèdent alors, bien qu'interrompues par des rébellions berbères. Les dynasties aghlabides (IXe siècle), zirides (972) et fatimides, sont particulièrement prospères. Les Fatimides envoient, en 1050, les Hilaliens depuis Le Caire pour ravager la Tunisie après leur fureur à l'encontre des Zirides. Les côtes sont tenues brièvement par les Normands de Sicile au XIIe siècle. En 1159, la Tunisie est conquise par les califes almohades du Maroc. Les Berbères hafsides prennent alors leur indépendance (1230 - 1574).
Durant les dernières années de la dynastie des Hafsides, les espagnols envahissent plusieurs des villes côtières, reconquises pour l'Islam par l'Empire Ottoman. Sous le contrôle de ses gouverneurs turcs, les beys, la Tunisie obtient une indépendance virtuelle. La dynastie des beys husseinites, établie en 1705, dure jusqu'en 1957.
Portrait d'Hussein II BeyVers la fin du XVIe siècle, la côte est devenue un repaire de pirates barbaresques. En 1881, la Tunisie devient un protectorat français. La résistance contre ce dernier est très forte dès le début. Le mouvement de libération commence avec les premiers intellectuels formés au collège Sadiki puis en France : ceux qu'on appelle les Jeunes Tunisiens, rassemblés autour d'Ali Bach Hamba et Béchir Sfar puis, par la suite, d'Abdelaziz Thâalbi qui fonde le Destour et revendique l'indépendance du pays. Il appartiendra ensuite à Habib Bourguiba aidé par ses camarades, notamment Mahmoud Materi, Tahar Sfar et Bahri Guiga, de créer en 1934 le Néo-Destour, parti politique qui mène une lutte décisive en trois grandes étapes (1934-1936, 1938-1942 et 1952-1954) qui conduiront à l'autonomie interne (déclaration de Pierre Mendès France à Carthage en juillet 1954) puis à l'indépendance le 20 mars 1956.
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la Tunisie devient le théâtre des premières opérations communes entre l'armée américaine et son alliée britannique en 1942-1943. Le corps principal de l'armée britannique commandé par le général Bernard Montgomery avance à partir de la Libye, après sa victoire dans la bataille d'El-Alamein, en direction du sud de la Tunisie (ligne Mareth) tandis que les États-Unis et d'autres alliés approchent par l'ouest à la suite de leur débarquement en Algérie et au Maroc (Opération Torch). L'Allemagne étant alors engagée dans la bataille de Stalingrad, il est facile de considérer la campagne de Tunisie comme un événement mineur mais en réalité elle a un impact important : elle ouvre la route de la Sicile et de l'Italie aux Alliés.
Tahar ben Ammar a signé le 3/6/1955 L'autonomie interne avec Edgar Faure et le protocole d'accord sur l'indépendance de la Tunisie le 20/3/1956 avec Christian Pineau Ministre des Affaires Etrangéres le 25 juillet 1957, la Tunisie adopte le régime républicain. Habib Bourguiba devient le premier président de la nouvelle République tunisienne. Le 1er juin 1959, la Tunisie adopte une nouvelle constitution (après celle de 1861). Le 15 octobre 1963, l'armée française est évacuée de Bizerte aprés une bataille qui se solde par un bilan tunisien de 1 000 à 5 000 morts selon les versions. Bourguiba nommera comme premier ministre Bahi Ladgham, Hédi Nouira, Mohamed Mzali, Rachid Sfar et enfin Zine El-Abidine Ben Ali. Le 7 novembre 1987, le premier ministre Ben Ali annonce que Bourguiba est destitué car déclaré inapte à gouverner par un collège de médecins. Prenant sa place, en vertu de la constitution, il est ensuite reconduit en 1989, 1994, 1999 et 2004. |